Christian König


 

 

1- Pourquoi faîtes-vous de la photo?

Depuis une vingtaine d’année je me sens concerné par la nature, l’environnement et leur protection. Après une formation de spécialiste de l’environnement en Suisse, j’ai trouvé que la photographie était la suite logique de mon engagement. Témoigner des moments passés au contact de la nature et des animaux à travers mes photos me permet d’aider à sensibiliser le public sur un registre qui m’est cher.

 

2- Comment avez-vous débuté?

À l’âge de huit ans, j’ai reçu un Instamatic Kodak. J’habitais en ville dans les années soixante et c’est sur les terrains vagues où je jouais que je pris mes premières photos. C’est à 18 ans que je découvris les voyages et achetais un Nikkormat, depuis ce temps la photographie occupe une place prépondérante dans ma vie.

 

3- Quels sont les photographes que vous aimez et pourquoi?

Art Wolfe, un photographe américain m’a fait découvrir à travers son travail, l’importance capitale de la lumière. Eric Dragesco, un photographe Suisse, fut le premier à jeter un œil critique sur mes photos, je lui dois un tournant décisif dans mon approche de la photo de nature et d’animaux.

 

4- Quelle importance a pour vous la technique?

C’est indispensable de la maîtriser, pour aller au delà, pour capter au mieux les instants qu’on veut traduire. J’essaie de contrôler cet aspect, de créer des automatismes, pour m’affranchir de cette dernière. Avec l’évolution de la technologie, la technique permet d’aller encore plus loin et de traduire encore mieux ce qui passe pendant ces quelques millièmes de seconde. Tout nouvel aspect de la technique peut être exploité afin d’obtenir des images originales.

 

5- Quels conseils donneriez-vous à un jeune photographe?

Confronter ses photos au regard des autres est capital, pour qu’une image vive, on doit être capable de s’en libérer, ce sont deux points capitaux si l’on veut progresser : l’image s’adresse à l’autre et il faut en accepter le regard.

 

6- Aimez-vous les pixels?

J’aime la facilité de travail que procure le fichier numérique, il permet une diffusion bien plus large des photos, et permet de faire des photos impensables au temps de l’argentique. Par contre j’aime moins le temps passé derrière l’écran. Lorsque le temps est couvert, gris, j’en profite pour traiter mes photos, et dès que la lumière est là, je quitte l’écran et prend mon appareil.

 

 

Site web : www.konig-photo.com